«L’Église se meurt... l’Église est finie!» De plus en plus de voix s’élèvent pour le proclamer. Après avoir connu des jours de puissance et de gloire, l’Église catholique semble ne plus avoir beaucoup d’impact dans le monde d’ici. Est-il trop tard pour opérer le virage qui lui permettrait de reprendre sa place? D’ailleurs, est-il souhaitable qu’elle retrouve le visage triomphant de jadis?
Pour s’attaquer à cette question et pour oser dire une réalité que certains refusent encore d’envisager, il fallait une voix autorisée. Qui mieux que Normand Provencher pouvait le faire? Théologien, professeur, conférencier recherché, l’auteur aime l’Église d’un amour profond. Cet amour même le pousse à poser des questions essentielles sur l’avenir de notre Église. Son propos sans concession n’est cependant jamais défaitiste.
L’auteur connaît assez bien l’histoire religieuse pour savoir que la vie renaît parfois là où personne ne pouvait le prévoir... Comme dit l’auteur en conclusion: «L’Église ne meurt pas, elle change d’adresse» (p. 223) .
«On a beaucoup parlé et écrit sur l’Église tout au long du XXe siècle. Quand une institution parle beaucoup d’elle-même, c’est souvent le signe de malaises profonds. On m’a déconseillé d’écrire cet ouvrage. Quoi dire de nouveau sur la situation de l’Église d’ici? Pourquoi poser tant de questions qui ne recevront pas de réponses? Il n’est certes pas facile de parler de l’Église sans tomber dans les controverses, sans jeter la pierre à des personnes généreuses qui exercent des responsabilités. J’écris ce livre pour exprimer tout simplement ce que plusieurs pensent de l’Église actuelle et de son avenir» (p. 8).
«Nos communautés chrétiennes ne donnent plus de prêtres parce qu’elles n’éprouvent plus le désir de se développer selon un certain modèle hérité du passé. La pénurie de prêtres nous presse donc de repenser de façon inédite, et adaptée à la société d’aujourd’hui, les questions de l’animation des communautés et de l’appel aux ministères. Nous n’en sommes encore qu’au début de la crise» (p. 39).
Voici un aperçu de la table des matières pour vous mettre l’eau à la bouche.
Mais, à la toute fin, un épilogue qui ouvre sur une lueur d’espoir :
Tiré de la revue Pèlerins en marche, no 4, nov.2003, page 18