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Le 11 mai dernier, le firmament de la ville de Québec a été
marqué par un arc-en-ciel de 300 couleurs. Le Mouvement des Cursillos
célébrait de façon originale la tenue du trois centième Cursillo dans
ce diocèse. Le programme comprenait un «mini-cursillo» qui débutait à
14 hres pour que tous les anciens puissent syntoniser avec les
candidats et candidates qui terminaient leur troisième jour. Voici un
aperçu du déroulement.
Le premier rollo, présenté par Clémence Rodrigue, nous a brossé en
12 minutes, le portrait de son Idéal. «Je ne suis pas n'importe
qui, car je suis une merveille de Dieu». Le chant qui a suivi nous a
ramené à «L'Essentiel». Le deuxième rollo, sur la Foi, était
donné par Réjean Laflamme, un... aviateur. «Ma vie est colorée aux
couleurs de ma foi». Le chant choisi était donc: «Comme on fait son
jardin». Ensuite, c'est Ginette Perron qui est venu nous dire comment
vivre en Église, car «un chrétien qui s'isole est un chrétien
paralysé!» Et on a chanté: «Je voudrais qu'en vous voyant vivre...».
Le rollo suivant portait sur la Prière, par Lucien Beaudet: «Ma
prière, c'est une relation intime avec une personne que j'aime et dont
je me sens aimé». On a chanté «Avec ta vie de chaque jour...».
Durant les pauses, nous avons fait connaissance avec ... la
coquille St-Jacques (Rita Bernier), le coq du chant De Colores
(Madeleine Blais) et le personnage d'une bande dessinée inventée par
les élèves du Mont-St-Sacrement et qui s'appelle «Pétac», c'est-à-dire
«Prière, ÉTude, ACtion», dont le masque, qui se termine par la flamme
de notre emblème, était porté par Frédéric Boivin, le trésorier.
Le cinquière rollo portait sur l'Étude, donné par Georges
Grandbois. «Je ne vivrai jamais assez vieux pour ne plus avoir à
apprendre!». Carole Pilon nous interpréta le chant: «Pour ce beau
jour». Le rollo suivant fut donné par Hélène Desautels sur l'Action.
«Au lieu d'être une activiste, j'essaie de me laisser activer par la
Parole de Dieu». On a chanté: «Au nom de Jésus, allez!». Carmelle
Faucher vint nous donner ensuite un rollo sur le Leader chrétien,
car «tous nous avons la mission d'être témoins de Jésus dans nos
milieux». Le chant de méditation était très approprié: «Guide nos
pas». Enfin, le huitième rollo, la Fermentation des milieux,
était donné par Paul Foisy, responsable de la Villa des Jeunes à
Cap-rouge. Sur le millier de jeunes qui ont fait La Relève, il y en a
dix qui se sont rendus jusqu'en théologie! Carole nous a chanté:
«Seigneur, que veux-tu que je fasse?».
Pour clore le mini-cursillo, on a invité le Trio national a
adressé quelques mots et le nouvel AS, le P. Yvon Samson, a bien voulu
nous exécuter l'une de ses chansons. Nous étions prêts pour accueillir
les candidats et candidates, immédiatement après le souper.
La Clausura a fait éclater ses 300 couleurs: une trentaine de
candidats et candidates dont plusieurs jeunes, tous plus emballés les
uns que les autres. Entre autres, ce jeune qui en arrivant au local,
le jeudi soir, a eu un geste de recul en voyant l'âge des
participants. Il se disait en lui-même: «Un instant, je me suis trompé
de salle; j'ai dû naître dix ans trop tard!». Et cet autre qui nous
avouait avoir rencontré deux amours: celui du Christ, bien sûr, mais
aussi celui de sa petite amie. Celle-ci, qui ne savait rien, se leva
brusquement et se rendit lui sauter dans les bras! Enfin, ce
témoignage émouvant d'un cultivateur qui racontait le violent combat
qu'il avait dû livrer, le jeudi, car ses tracteurs étaient prêts pour
les semailles et il voyait que le temps s'annonçait beau...
Heureusement, vers la fin de l'après-midi, le temps à commencer à se
couvrir, alors il partit pour le Cursillo. «Je n'ai pas semé en fin de
semaine, mais c'est Dieu qui a semé en moi un tel amour que
maintenant, je peux le semer en vous tous!».
La Clausura s'est terminé par une forte et émouvante méditation du
P. Bruno Lacroix qui animait ce Cursillo, après une absence de
plusieurs années. C'est lui qui avait implanté le Cursillo dans le
diocèse, en 1969... Il reprit son habitude de s'agenouiller devant le
St-Sacrement et de parler au Seigneur directement. Nous Le sentions
présent au milieu de notre assemblée, de façon presque palpable... «Je
me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un m'ouvre, j'entrerai...
Combien de personnes encore ont-elles besoin d'entendre cet appel de
Jésus!» C'est à chacun de nous qu'il incombe de faire résonner cet
appel, et nous ne manquerons jamais de candidats.
Loyola Gagné, s.s.s.
Secrétaire du MCFC
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