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Évangile de Jean vulgarisé

Extraits de "Jean m'a parlé de son ami Jésus", par Roger Gauthier, o.m.i.

À chaque semaine,
vous trouverez ici
un épisode de
l'Évangile selon
Saint Jean.

Il est reformulé
dans un langage populaire dans le but de nous aider à découvrir le Christ comme Jean a pu le percevoir.

Pour en savoir plus
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cette réécriture
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 Document sans nom

Miracle pour un officier royal

En quittant Sychar, nous sommes partis avec Jésus vers la Galilée, sa patrie. Il ne s’attendait pas à un accueil chaleureux comme celui qu’il venait de vivre. Il connaissait bien le vieux dicton qu’un prophète n’est pas souvent reconnu chez lui. Pourtant, en traversant la Galilée, les gens lui manifestèrent de la confiance et même de la fierté. Ils avaient été impressionnés, lors de leur dernier voyage à Jérusalem, par la force de son autorité devant une foule de marchands attachés à leur négoce sur les parvis du Temple et que personne, avant lui, n’avait osé contester, pas même les prêtres. - Mais plus tard, quand il les dérangera dans la manière de vivre leur foi en Yahweh, il verra comme était  fragile cette fierté.

Notre route nous conduisit jusqu’à Cana. Là, tout le monde se souvenait de l’histoire de l’eau changée en vin à des noces. Entre autres, un fonctionnaire du roi Hérode, de Capharnaüm, avait été impressionné par cette histoire qui s’était vite répandue. Dans ces jours-là, il advint que son fils fut terrassé par une maladie grave. Dès qu’il apprit que Jésus était de passage à Cana, il vint le trouver et le supplia de se rendre chez son enfant mourant.

Jésus et le centurion

« Ton fils vit »

Beaucoup de gens soutenaient la demande du fonctionnaire qu’ils estimaient beaucoup. Mais Jésus vit que plusieurs étaient plus intéressés par un « autre » miracle que motivés par l’affection pour le père de l’enfant. Ils attendaient un Messie faiseur de miracles plutôt qu’un envoyé de Dieu qui leur parlerait de l’amour pour les malheureux. Jésus ne put s’empêcher de les interpeler : « Ça va prendre combien de prodiges miraculeux pour que vous croyiez en ma mission? »

L’officier royal, lui, pensait à son fils et pressa Jésus de partir au plus tôt pour Capharnaüm : « Seigneur, descends avant que mon fils ne meure! » Il n’y avait que de l’amour dans la voix du père : Jésus pouvait donc le rassurer immédiatement. « Va, ton fils vit. » Pour le père aussi, ce fut suffisant; la tendresse du ton chez Jésus ne pouvait mentir : il partit immédiatement sans le moindre doute. Or, à moitié chemin, il rencontra ses serviteurs tout excités qui lui dirent; « Ton enfant vit! » (Les mots même de Jésus.) Il leur demanda à quel moment il s’était trouvé mieux. « Hier, à une heure de l’après-midi, la fièvre a tout à coup disparu ». Le père constata que c’était juste à l’heure où Jésus lui avait dit ‘Ton fils vit’. Tout de suite, il crut dans son cœur que Jésus était envoyé par Dieu. Arrivé à Capharnaüm, il s’émerveilla devant son fils bien vivant, puis il raconta à la maisonnée sa rencontre avec Jésus, les entraînant tous avec lui dans sa foi. Avec l’histoire de Cana, Jésus donnait un second signe que sa mission lui venait de son Père. 

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