Par Gilles Baril, prêtre, animateur spirituel du Mouvement des Cursillos Francophones du Canada
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: «Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour; comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
«Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
«Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera. Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.»

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Avec l’évangile d’aujourd’hui, nous avons sous les yeux le testament spirituel du Christ qu’on pourrait résumer avec les trois mots clés suivants :
2- Demeurer : Jésus ajoute : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisi ». Se savoir choisi par Dieu. Se savoir aimer de Dieu. Vivre cet amour au quotidien. Savoir comme une certitude que Dieu ne nous fera jamais défaut. Non seulement il nous accompagne au quotidien, mais il nous devance quand apparaissent des risques. Jésus dit encore : « Je vous ai choisi pour que vous portiez du fruit et un fruit qui demeure ».
Pour porter les fruits de Dieu :
- Connaître Dieu
- Demeurer en Dieu
- Aimer avec le coeur de Dieu
> 3- Aimer : il y avait quelque part trois jeunes mères qui jasaient ensemble sur l’importance de leur enfant pour elles. Pendant ce temps, les enfants jouaient ensemble dans un autre coin de la pièce. Tout à coup se déclenche une alarme de feu. Les mères se lèvent spontanément et quittent la pièce… mais les trois enfants ont été laissés là…
Pourquoi ont-elles oublié leurs enfants pourtant si important
pour elles? Par manque d’amour? Ou simplement par
réflexe naturel de survie face à un danger.
La bienveillance pour les autres, le service des plus petits qui ne peuvent rien vous remettre en retour ne sont pas des élans spontanés chez l’être humain. Ça vient par l’habitude de l’entraide et du soutien mutuel. Ça vient par la prière, laquelle a comme visée de nous décentrer de notre ego pour nous permettre de voir les besoins des gens autour de nous. Voilà une façon d’aimer « en actes et en vérité » comme nous y invite l’évangile d’aujourd’hui.
St-Jean ajoute : « Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu. Comment aimer Dieu si tu n’aimes pas ton frère? » On ne peut pas vivre sans rêve, sans amis, sans amour. Il est plus facile de connaître l’Amour quand on peut identifier des gens qu’on aime et de qui ont se sent aimé. Il est aussi plus facile d’identifier Dieu quand on peut nommer des gens qui nous semblent habités par Dieu autour de nous.
À la lumière de l’évangile d’aujourd’hui, demandons quatre
grâces à Dieu :
1- Se savoir aimé
2- Avoir quelqu’un d’habité par Dieu dans notre vie
3- Ne jamais détester une autre personne (la haine est
un cancer qui ronge le coeur)
4- Devenir nous même quelqu’un d’habité par Dieu qui
dit Dieu dans notre agir tout simple à ceux qui le
cherchent autour de nous.