Par Gilles Baril, prêtre, animateur spirituel du Mouvement des Cursillos Francophones du Canada
Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment: «Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.» Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... — elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration; au contraire, son état avait plutôt empiré - ... cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait: «Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée.» À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait: «Qui a touché mes vêtements?» Ses disciples lui répondaient: «Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes: <Qui m’a touché?> » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste.
Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit: «Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal.»
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : «Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître?» Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue: «Ne crains pas, crois seulement.» Il ne laissa personne l’accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit: «Pourquoi cette agitation et ces pleurs? L’enfant n’est pas morte: elle dort.» Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui l’accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit: «Talitha koum»; ce qui signifie: «Jeune fille, je te le dis, lève-toi.» Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher — elle avait douze ans —. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache; puis il leur dit de la faire manger.

Un matin que Jésus s’apprête à partir avec ses apôtres, il
leur demande de se choisir chacun une pierre qu’ils
traîneront avec eux toute la journée. Pierre se dit : « Si Jésus
pense que je vais m’encombrer d’une roche toute la journée,
il se trompe. »
Il se choisit une toute petite roche qu’il met
dans ses poches.
Le soir venu, personne n’invite Jésus et ses
apôtres à loger chez eux… Alors il dit à ses apôtres de
prendre leur pierre qu’il change en pain. « Voilà votre repas
d’aujourd’hui ».
Pierre s’en veut. Il a faim. Mais comment
quêter les autres qui ont trainé leur pierre toute la journée?
Le lendemain matin, Jésus demande la même chose :
« Choisissez-vous une pierre. » Pierre s’en prend une grosse :
pas question de n’avoir rien à manger une deuxième
journée.
Le soir venu, des gens invitent Jésus et ses apôtres
chez eux. Alors Jésus dit : « Jetez vos pierres, on n’en aura
pas besoin. « Pierre est choqué. Il a traîné sa roche pour
rien…
Jésus lui dit : « Qu’est-ce qui est le plus important :
changer des pierres en pain ou changer des coeurs
d’inconnus en coeur capable d’aimer… »
par Daniel LUNGY OKIT'ONDJO PENE UMONDJOLes gens autour de Zaïre ont tellement peur que la fille de Zaïre meure qu’ils l’ont tuée. Zaïre mise plus sur sa foi en Jésus que sur ses peurs et sur les peurs de son entourage. Et il ne sera pas déçu…
Jésus dit à la jeune fille : « Talitha Koum » lève-toi, tiens-toi
debout malgré les épreuves de ta vie.
Vivre debout, c’est
tout faire pour croire en soi-même, aux autres et en Dieu.
Ne pas croire qu’en mots, mais en actes et en vérité. Une
pensée dit que l’amour de Dieu doit absolument se traduire
par l’émerveillement et une immense tendresse pour les
gens qui nous entourent. Voilà notre défi des prochains
jours.
« Aucun homme n’a de haine s’il possède la charité. »
« Il est préférable de rester silencieux et d’être que de parler et de ne pas être. »
« Il est bien d’enseigner si l’on fait ce que l’on dit. »