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Prophètes de notre temps !

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...tantôt de grands noms
connus mondialement,

tantôt des témoins
qui rayonnent
dans un milieu donné.

Chacun à sa manière
nous interpelle
comme un reflet du Christ.Lavement des pieds
Chacun nous invite à répondre
à l'amour que Dieu nous porte
en nous mettant
au service des autres.

 

115m-André Dumont

André Dumont, o.m.i.
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- Auteur de chants religieux

- Initiateur des messes rythmées au Sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine

- Fondateur des maisons de thérapies "l'Exode"


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"Il n'y a pas de hasard"
André Dumont, o.m.i.

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Brève biographie d'André Dumont, o.m.i.


André est né le 6 septembre 1939, au Cap-de-la-Madeleine (maintenant secteur de Trois-Rivières) dans la paroisse St-Lazare où il a passé son enfance.

Il est l’aîné d’une famille de 6 enfants.
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André est le fils d’Edgar Dumont, chimiste pour la compagnie Kruger Wayagamack’.
Son père était un spécialiste dans la création des couleurs.
Pour le temps, à l'époque il était considéré comme un homme instruit ayant une 13e année d'études.
C'était un homme qui aimait la nature et le jardinage.
Il a transmis cette passion à André ainsi que son goût pour l’instruction.
Edgar est décédé en 1973.

La mère d’André, Fernande Beauchesne, était une personne pieuse et dévouée pour ses enfants. C'était une femme d’intérieur et de service.
Elle avait été élevée à Ste-Angèle et ses parents étaient très pauvres.
Elle a appris très vite à se débrouiller seule. Elle est décédée en 1977.
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Les parents d’André se sont mariés le 17 août 1938 au Cap-de-la-Madeleine.
Edgar avait 28 ans et Fernande avait 18 ans.

Ils ont eu six enfants: André, Armand, Lise, Michel, Alain et Monique.

Ils se sont installés sur la rue Mercier tout près du sanctuaire.
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André a fait son enseignement primaire dans une école toute neuve, construite en 1942 et tenue par les Frères du Sacré-Cœur, l’Académie Pierre-Boucher.
Il était un premier de classe et l’a presque toujours été.

Le père d’André tenait à ce que ses enfants soient instruits Il avait acheté l’encyclopédie de la jeunesse et ce fut une grande motivation pour André et ça l’encourageait à poursuivre ses études.

À l’école, souvent les frères lui demandaient s’il voulait devenir frère et il répliquait :
« Non je veux devenir prêtre ». Ceci n’était que pour avoir la paix, car il ne voulait pas à cette époque devenir prêtre. Les frères étaient très satisfaits de sa réponse.

Lors de temps libre, le site extérieur du sanctuaire était un peu le terrain de jeux des frères Dumont.
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André à participé aux cérémonies religieuses, au sanctuaire, comme servant de messe, avec son frère Armand.
Les deux, toute leur enfance, font partie des louveteaux, partie du scoutisme, et s'ouvrent ainsi à la débrouillardise, au camping et à la lecture passionnante pour eux... des Tintins.

André, durant les camps d'été au bord d'un lac avec les louveteaux, s'intéresse toujours au côté spirituel des activités, comme la tente chapelle qu'il fleurit volontiers et il aime échanger avec l'aumônier (toujours en soutane!) sur la liturgie, les objets sacrés... et la vocation sacerdotale.

Comme par "Hazard", alors qu’il songeait à faire son cours classique, il aperçoit dans la sacristie un dépliant sur lequel on offrait l’opportunité de faire son cours classique à Chambly-Bassin chez les pères Oblats et on demandait la somme de 28.00$ par mois, nourri, logé et éduqué.
André en parle à sa mère qui l’encourage fortement à aller d’avant avec ce projet si tel est son désir.

SÉMINAIRE DE CHAMBLY-BASSIN

À 13 ans, en septembre 1952, André fait son entrée chez les Oblats de Marie Immaculée au Séminaire de Chambly dans le but de faire son cours classique.

Il y avait alors 300 élèves au Collège.
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André aimait beaucoup la musique et il devint assistant avec un confrère, de la radio du collège qui avait pour nom VRO (Voix de la Relève Oblate) le tout sous la direction du père Véronneau, o.m.i.
André était comblé, il avait accès au studio, aux disques et au système de son.
Il préparait des émissions et préférait la radio au hockey.
Il préparait entre-autre une émission hebdomadaire « Le petit train du mercredi soir ».

André avait un petit côté rebelle, il a découvert et aimé le jazz qui était vu comme une musique un peu trop profane.
Le père Véronneau leur donnait d’abord une bonne initiation à la musique classique mais un autre père Oblat lui avait fait découvrir le jazz, ce qui faisait l'affaire d'André... qui, mine de rien, en enregistrait à la radio et l'introduisait peu à peu dans ses émissions.
Il faisait aussi partie de la chorale du collège... et collaborait à créer des pièces de théâtre maison pour les soirées de famille de cette immense famille.

Là, il y avait une formation diversifiée, l’écriture et la diction occupaient une grande place, avec des professeurs laïcs, une nouveauté, et de grande compétence, comme M. Vleminckx (immigré des Pays Bas) inoubliable et marquant pour tous.

Les Oblats avaient une imprimerie et un petit journal du nom de « La Grande Équipe » c’est là qu’André a aiguisé sa plume. Il avait le privilège d’écrire des articles dans le journal étant un premier en composition française.

André avait un oncle, frère de son père, Wilfrid Dumont o.m.i. missionnaire chez les Oblats dans l'Ouest Canadien, manitoba, au nord du lac Winnipeg, à Oxford-House, une toute nouvelle mission qui n'avait que 15 ans d'existence et convoitée par aussi les évangélistes et l'Église unie devant des amérindiens plutôt ébahis de tant de chemins religieux tout à coup.

À 16 ans, en 1956, à l'invitation de son oncle Wilfrid, André passe ses vacances d’été chez son oncle; il chante déjà à toutes leurs célébrations et cuisine des biscuits mélasse et raisins secs, sa seule recette fournie par sa mère Fernande, et qui fait fureur dans la mission (on en redemande sans cesse!).
Il y a perfectionné son anglais, langue avec laquelle il se débrouillait déjà, grâce à Chambly... tout cet été, avec la présence d'infirmières britanniques à la mission et qu'il trouvait fort sympathiques.
Ce contact avec les Amérindiens lui a montré la réalité de la vraie vie de ces premières nations et combien, hélas, le gouvernement canadien était très loin de leur culture: exemple, il leur fournissait des sacs de patate que eux laissaient pourrir, préférant les fruits de chasse et pêche!
Leur livrant des maisonnettes en bois, eux préférant vivre sous la tente et bûchant les poutres de ces constructions pour leur feu extérieur!
Wilfrid et André, de Norway House, pour se rendre à Oxford House avaient fait avec guide indien un voyage en canot de 127 milles avec barrages de castors, nuit sous la tente, portages, soudain pluie diluvienne, bouffe au coin du feu, canard et poisson du lac etc!
Ce fut une merveilleuse expérience et a continué de lui donner une véritable passion pour la nature, la beauté et l'écologie, ce qui l'habite encore en 2017 et depuis toujours, ayant été initié très tôt par son papa au jardinage à la française, agrémenté de fleurs.
Cet été historique a marqué André: il écrivit jour après jour son journal de bord qui fut ensuite polycopié et lu (religieusement) par des communautés de contemplatives comme les Petites Servantes de Jésus-Marie! Mais cette vie missionnaire du nord n'était pas alors son désir: il préférait penser au Basutoland (Lesotho actuel) pour le sud et les chevaux!...

La radio, l’écriture, la diction, les pièces de théâtre, les débats oratoires, tout ça préparait les étudiants du collège à la grande prédication.

André n’était pas convaincu de devenir prêtre et à chaque année, il se posait la question:
« Vais-je retourner à Chambly ? ».
Ce qui l’a marqué davantage, c’étaient les grandes retraites qui lui ont donné le goût de la vie intérieure, des retraites faites notamment par le bon père Victor Lelièvre et autres.

C’est donc en 1958 à la fin de son cours classique qu’André décide de consacrer sa vie au Seigneur.

En 1958/59, André fait son noviciat à Richelieu et prononce ses premiers vœux.

De 1959 à 1962, il fait son scolasticat à Ottawa et complète ses études en philosophie.

André a réalisé une thèse en philosophie: "La préoccupation morale chez Albert Camus »(écrivain et philosophe athée, français).

En 1962/63, il est nommé professeur de français au collège de Jonquière, il s’était fait une renommée en écriture par ses écrits dans les journaux étudiants.
Il devient donc responsable de deux classes de petits bouts-d'-choux de 13 ans qui débutaient leur cours classique.
Durant cette période, André a suivi des cours de cinéma avec le père Gilbert Trépanier o.m.i. et il a par la suite fondé un ciné-club.
Jonquière a changé sa vie religieuse, par cette équipe d'Oblats tout à fait d'avant-garde et audacieux; tout cela au moment où arrivait un souffle neuf à Rome, saint Jean XXIII qui lançait son célèbre désir d'aggiornamento de l'Église, et le Concile Vatican II.
Ouverture au monde, valeurs des réalités terrestres etc allaient marquer André pour toujours, par exemple, la liturgie à rendre en langue du peuple avec de nouveaux chants inspirés de la bible, dont surtout les Psaumes: de 1965 à maintenant, il trouvera là une mine d'or.
Et le peuple, particulièrement au Sanctuaire, y répondra de façon enthousiaste.

En 1963, il retourne à Ottawa pour parfaire ses études en théologie, marqué par des professeurs friands des nouveaux auteurs bibliques les plus avancés, esprit Vatican II, surtout allemands.
Il rend encore aujourd'hui hommage aux regrettés oblats Martin Roberge pour le Nouveau Testament et André Guindon sur la morale, entre autre le nouveau regard sur la sexualité, le mariage!

ORDINATION ET OBÉDIENCE


En 1966, André Dumont est ordonné prêtre dans la foulée du concile « Vatican II »
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Après son ordination la mère d’André, Fernande, lui confiera un grand secret, elle lui révèle ceci :
"À chaque jour lorsque j'étais enceinte de toi, j'allais au sanctuaire et je demandais à Notre-Dame du Cap que si le premier enfant que je porte est un garçon, qu’il devienne un Oblat".
Le père Dumont affirme qu’elle ne l’a jamais poussé à devenir Oblat et que sa mère ne lui a jamais dit ses paroles auparavant, "elle conservait ça dans son cœur". Comme Marie
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De 1967 à 1987, le père Dumont a sa première obédience au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. C’est André Lefebvre o.m.i. qui le voulait là, il lui a dit: " Le Lésotho dont tu rêvais, c’est bien mais nous préférons pour toi le Cap" Dans les médias.

Bravo répond André et déjà a composé à son actif des chants spirituels, surtout comme parolier, mais aussi comme compositeur peu à peu, comme le chant-thème en 1965 de la Montée St-Benoît et aussi le chant-thème lui-même du Pavillon chrétien de l'Expo'67 internationale "Nous irons dans la joie" - "Come along to this Land!" sur 45 tours à Novalis grâce au père Bernard Ménard, oblat alors directeur tout jeune et créatif à 30 ans!

André n'oubliera jamais son tout premier chant, paroles et musiques, qui jaillit sur le Lac Mc Gregor, camp d'été des scolastiques Oblats, en chaloupe tout seul un bel après midi entre deux coups d'avirons: "Gloire à Dieu" qui se chante encore.

Il avait 24 ans! Le père Dumont, prêtre depuis le 17 décembre 1966, le premier ordonné à la Basilique neuve, s’occupera à temps plein de la radio et des productions d'albums de chants spirituels nouveaux, au service de toute la francophonie et émanant ainsi du sanctuaire.

Il devient réalisateur au studio RM (Radio-Marie) qui sera à la fine pointe de la technologie. Avec un géant comme le regretté frère Pomerleau!
Il s’occupera de la sélection des chansons religieuses et d’émissions radiophoniques des Oblats.
Il réalisera des séries de documents pour le Ministère de l'éducation, des enregistrements pédagogiques qu'il agrémentera de montages sonores; s'y joignent de futurs vedettes musicales comme René Dupéré, au tout début de sa carrière alors et qui deviendra un des très célèbres musiciens du Cirque du Soleil ("Allegria" est de lui).

Ces musiciens deviendront des amis pour la vie et ont marqué André.
Comme fonction complémentaire, il présidera des célébrations eucharistiques.
Déjà auteur d’un disque "Pour ce monde" début d'une série (alors l'époque des long-jeu vinyle fort populaires) avec la participation du père Léo Boudreau, acadien, qui s’occupait de la musique et le père Dumont composait les paroles.

Le père Dumont dorénavant s’occuperait des paroles et de la musique de ses chants.
Il s'adjoint un confrère dont il savait les talents et va le "pêcher" à Québec pour qu'il se joigne à l'équipe fort créative: le père Paul Arsenault, né en 1933 à Bonaventure en Gaspésie, et qui n'a plus jamais quitté le Sanctuaire depuis... 48 ans en 2017!

Les gens les adopteront désormais comme symboles de prêtres à la mode (étant affublés parfois, à cause de leur tenue un peu audacieuse et près de jeunes des "petits père à gogo")... dont on parle encore!

MESSES RYTHMÉES AU SANCTUAIRE

Dans la foulée du concile, accompagnés d’un animateur-prêtre, des étudiants du C.É.G.E.P de Trois-Rivières improvisent une messe avec orchestre, sans grande préparation, ce qui n’attirait pas particulièrement le père Dumont qui prône la qualité.
Mais leur répertoire comportait déjà plusieurs de ses propres chants nouveaux.

En 1968, le père Dumont est de service au confessionnal dans la crypte du sanctuaire. Pendant ce temps, des jeunes sont là avec une bonne foule pour vivre une messe avec orchestre. Mais l’animateur-prêtre ne s’était pas présenté.

Un jeune cogne à la porte du confessionnal et demande au père Dumont s’il voulait animer la messe: « Père, c'est vos chants que nous chantons.
On a l'air fou! Dépannez-nous! » Le père Dumont n’avait jamais fait de telles animations. Avec un peu d’hésitation, il accepte et cela fut le début d’une aventure qui a duré 20 ans.
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Immédiatement, ça « clique » et le boulot commence.
C’était le début de ce qu’on a appelé : les messes rythmées. Les gens arrivaient souvent 30 minutes avant le début de cette dite messe-rythmée pour pratiquer les chants.

Des motards au passé douteux se faufilaient derrière les colonnes, fascinés par cette nouvelle aproche, musique populaire et écran géant!

Le père Arsenault son complice avait alors 33 ans et le père Dumont 30 ans.
Ensemble, ils se sont mis à l’œuvre et ont créé des chants nouveaux, d’inspiration biblique; le tout produit par les éditions (RM).

Ces albums feront le tour de la francophonie... et même en France.

Ces chants sont tellement appréciés qu’ils ont traversé le temps. .
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Les messes rythmées seront une expérience inouïe pour l’époque.
Le père Dumont a mis sur pied un orchestre de qualité (trompette, trombone, batterie et grand piano).
La participation des frères Robert fut bienvenue et ensemble, ils ont endisqué des chants religieux faisant la joie et la satisfaction des participants aux messes.
Y compris un album "live" de Noël qui a fait fureur.

Le tout fonctionnait tellement qu’il a fallu faire deux messes pour répondre à la demande.
Le père Dumont acquiert donc la conviction qu’il se sent à l’aise et utile chez les durs à cuire, chez les motards et les délaissés de la vie.

En 1969/70, le père Dumont est toujours attaché au sanctuaire.
À la demande d’André Lefebvre o.m.i; il accepte de faire un stage à Québec en télévision grâce à ses contacts avec le directeur de la station.

La semaine, il habitera au petit collège Victor Lelièvre tout près de la maison Jésus-Ouvrier et il retournera au sanctuaire les fins de semaine pour les messes rythmées.

Le père Dumont se retrouve donc à travailler à Radio-Canada poste CBVT de Québec
tous ignorant qu'il est prêtre sauf le directeur.
Il fait partie d’une équipe de 10 personnes pour la réalisation d’un court métrage en noir et blanc d’une demi-heure, pour diffusion hebdomadaire ayant pour titre:
« Des jours et des hommes ».
Il était une personne-ressource, considérant tout le bagage qu’il possédait dans la discographie et l’écriture.
Après deux mois et le départ soudain du réalisateur, on demande au père Dumont de prendre la relève de ce poste-clef... il dit OK et ça fonctionne.
Avec une équipe du tonnerre. La série sera reprise par tout le réseau télé de Radio-Canada par la suite.

En 1970, c’est un retour à plein temps au sanctuaire avec pleine production au studio RM,
entre autre avec le grand musicien René Dupéré.
Les messes rythmées reprennent de plus belle, souvent au grand désespoir des curés des alentours qui se plaignaient de voir vider leur paroisse. L'intention n’était pas là.
Mais peu à peu, après quelques soubresauts et explications y compris à l'évêché qui recevait des lettres anonymes, tout entre dans l'ordre... au grand bonheur des nouveaux séminaristes, fort ouvert à cet esprit Vatican II vécu au sanctuaire pas seulement en théorie mais avec audace.
Particulièrement lors des grandes neuvaines de l'Assomption du 7 au 15 août qui ramassent des foules records année après année...

Au studio RM, c’est une création constante de nouveaux chants religieux, notamment la création d’une série de 17 cassettes portant le titre de « Nouvelle pentecôte ».
La diffusion est énorme dans les paroisses, on retrouve notamment « Sois mon rocher ».
Les chants étaient axés sur la bible, à la demande du concile Vatican II, d'où leur force!

Le père Dumont a formé un groupe le GAP (groupe d’animation pastorale) où il y avait des déplacements dans les paroisses pour animation avec chants.
En 1977, voilà qu'est lancé un événement spirituel incroyable d'envergure, au stade olympique de Montréal, le premier depuis les jeux de 1976: un grand congrès des groupes de prière qui ont déferlé au Québec, inspiration des États-Unis d'abord!
Et voilà le père André Dumont choisi pour le chant-thème de cet événement et l'animation du tout avec son orchestre, dont le tout jeune Marc Langis, 17 ans, bassiste:
c'est le chant "Jésus est vivant" qui fera vivre de grandes émotions à cette foule de 50,000 personnes bien comptées et une dizaine d'évêques sans oublier un millier de prêtres animateurs de groupes spirituels.

André s'adjoint alors une petite religieuse à la voix extradordinaire, Ghyslaine Houde!
Ce chant traversera nos frontières et sera réenregistré, avec autorisation et supervision d'André, par une équipe du Levain en France; plus tard cette hymne accueillera le pape Jean-Paul II lui-même au Parc des Princes, en 1990, à Paris.

De 1982/84, le père Dumont est mandaté comme responsable de la musique pour la venue du pape Jean Paul II.
Ce sera une période intense de préparation et de réalisation.

Suite à la visite du pape, il prit une année sabbatique en Europe et de là germe une idée d’écriture particulière de recherche sur l’initiateur du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap-de-la-Madeleine.

De retour d’Europe, le père Dumont débute d’intenses recherches et d’écritures à partir des archives des Franciscains totalisant une étude de 2700 pages de lettres ou de notes personnelles du bon père Frédéric Jansoone.

Le travail durera 3 ans, jusqu’en 1987.
Le père Dumont a transcrit à l’ordinateur le plus important des 2700 pages pour publier le livre de 20 chapitres et 249 pages, qui porte le titre de :
« Le goût de Dieu »

Le père Dumont a fait son cursillo à St-Hyacinte, il y a une trentaine d'années.


CENTRE MÉLARIC,
Pointe-du-Lac
(1987-1990)


Après 14 ans attaché au sanctuaire et en pleine écriture de son livre ‘Le goût de Dieu’,
le père Dumont reçoit un téléphone d’un jeune en stage à la maison de thérapie Mélaric à Pointe-du-Lac.
Ce jeune mentionne qu’il téléphone de la part de son directeur qui venait de perdre l’aumônier attitré à leur maison.
Il lui dit qu’il le connait de réputation à cause du succès qu’il a eu auprès des jeunes en difficulté et de ses animations spectaculaires aux messes rythmées.

Le père Dumont lui répond dans la négativité, lui faisant comprendre qu’il n’est pas disponible, en ce moment pour une telle mission.
Le jeune homme a récidivé à deux autres reprises pour enfin lui dire à la troisième fois:
"Je sais que vous allez me dire non mais venez voir ce à quoi vous dites non".
C'est comme qu'il l'a eu.

Mélaric, c’est alors une maison de thérapie, méthode d'avant-garde, issue de Portage, du sérieux: cinq étapes d'un mois chacune et professionnelles.
Il s'agit alors d'un édifice de quatre étages ayant appartenu à une congrégation religieuse et où demeurent 90 jeunes en cheminement, pour dépendances aux drogues et souvent sortant de prison.

Le père Dumont découvre que le père Frédéric avait attendu 14 ans avant de s’occuper de blessés de la vie et que lui, était au sanctuaire depuis 14 ans. Ceci était peut-être la clé à une nouvelle étape dans sa propre vie.
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Il accepte alors de visiter Mélaric; il arpente les quatre étages et soudain un jeune homme se met à genoux dans le corridor
et dit au père : « Voulez-vous me confesser,
j’ai fait un meurtre et je veux me libérer de ça ».

Le père Dumont est alors ébranlé.
Il accepte de venir à Mélaric une soirée par semaine pour faire d'abord toute une heure de pastorale ouverte, en dialogue, avec des chansons qui font réfléchir etc... et pour ceux qui veulent célébrer une messe ensuite.

Un des proches du père Dumont avait sombré dans la toxicomanie et s’en était sorti.
Le père Dumont le contacte et lui demande:
"Qu’est-ce que tu crois que je peux leur dire".
Il répond : "Amène ta guitare et parle leur du Bon-Laron".
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Le 3 septembre 1987, le père Dumont se présente pour sa première pastorale en veste de cuir et avec sa guitare.
Devant les 90 résidents alors assis dans une grande salle à manger,
un assistant le présente avec force et brièveté :
«Salut les gars, je vous présente le père André Dumont, à lui la parole! »
Boum! Quatre-vingt-dix gars (genre dur à cuire) étaient donc devant lui.

Il se présente un peu tremblant et leur chante d’abord le chant : « Si je n’ai pas l’amour », musique Alain Dumont, paroles Paul Arsenault.
Un grand silence suivit d'abord.
Le père Dumont est inquiet.
Mais après ce silence jaillit une ovation debout... avec larmes aux yeux... extraordinaire.
Inoubliable.
André venait de comprendre qu’il les avait conquis et que l’Esprit-Saint et un peu le père Frédéric l’avait dirigé au bon endroit et que sa mission n'était pas au Lesotho mais au Québec... et dans une nouvelle étape de vie.

L’aventure à Mélaric a duré trois ans et parallèlement à cette aventure, le père Dumont a complété son livre "Le goût de Dieu" qui est sorti en 1988.

En parallèle il avait oeuvré avec Paul Arsenault pour la comédie musicale Belle et Frédéric, lancée par une centaine de jeunes, au plus important théâtre de Trois-Rivières. Un événement populaire.


«L’EXODE »
(maison de réinsertion pour toxicomane et alcooliques)
( 1990-2005)

Riche de l'expérience de Mélaric, les Oblats étudient la possibilité de mettre sur pied leur propre maison pour l'étape après thérapie (besoin jamais comblé dans l'est du pays) et le père Dumont est mandaté pour former un comité afin d’étudier la faisabilité de ce projet.

Il réunit entre autre, un motivateur de Mélaric, Éric Dagenais et Sœur Jacqueline Proteau, qu’il avait connue auparavant dans des activités pastorales comme trésorière d’un groupe de prières.

Ensemble, ils sont arrivés à la conclusion que Montréal est la plaque tournante où se joue le sort très souvent, des toxicomanes et alcooliques.
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En 1990, le père Dumont quitte le sanctuaire et s’installe dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

le 2 juillet 1990, accompagné de Sœur Jacqueline Proteau de la Congrégation des Filles de Jésus, il fonde « l’Exode ».

Les Oblats leur fournissent une maison dont ils sont les propriétaires, située au 2575 Létourneau et c’est là que le père Dumont débute sa mission pour les hommes.
Ce pavillon portera après 2006 le nom de pavillon André-Dumont.

Les Filles de Jésus obtiennent une autre maison en face, au 2590 Létourneau et sœur Proteau s’y installe pour sa mission exodienne.
En 1995, les sœurs de la Providence se ralient à eux et leur offrent leur soutien à condition d'ouvrir à la clientèle féminine.
OK dit le père André.
Ca deviendra un centre d’hébergement pour hommes et femmes qui portera le nom de pavillon Émilie-Gamelin et il sera relocalisé plus tard dans St Henri à Montréal.
(Voir le site web maison-exode.org)

En 1995, avec la contribution de deux communautés religieuses, le père Dumont fonde la maison de thérapie "Génésis" avec spiritualité à St-Anicet qui sera opérationnel jusqu'en octobre 2005.

En février 2013, " l’exode" fonde un troisième pavillon portant le nom de :
Pavillon Alpha
situé au 6400 Clark, Mtl.
C’est un centre d’hébergement et de dépannage pour toxicomane ou alcoolique.
Ce pavillon sera financé par la ville de Montréal.
C’est un centre de répit-dégrisement avec accueil de 72 heures.
Ils ont la collaboration de la police, de centres d’accueil et de la ville de Montréal.
Les locaux sont adjacents à la maison « Mission Old Brewery ».

Le père Dumont a donc mis sur pied "l'exode" et a diriger cette mission de 1990 à 2005
et a établi des bases solides qui traversent le temps.

Avec toute une équipe professionnelle, diplômée dans le domaine, hommes et femmes de tous horizons.

Un leader exceptionnel a pris la relève, avec créativité et audace compétente, le laïc nouvelle génération Martin Lafortune.

Notons qu'une telle oeuvre a toujours eu besoin de soutien de Fondations et le tout avait été démarré par André Dumont, avec la Fondation Miserere qu'il acontribué à mettre sur pied avec des laïcs du monde des affaires et aussi un parrain artistique en la personne de l'ami musicien bassiste Marc Langis, retrouvé en 1992 après ses études à Boston et devenu aimablement le Parrain Artistique de l'Exode (ensuite de 1997 à 2015 il sera le bassiste attitré de Céline Dion elle-même; il est, depuis le Directeur du Conservatoire de Musique Gatineau Ottawa!)
André et Marc ont produit un CD d'abord intitulé (chez MédiaPaul) L'amour n'est pas aimé... dans un livre disque de l'Exode avec Éric Dagenais... en 1999, et remasterisé complètement à part par une nouvelle équipe de studio etc en 2016 sous le titre L'AMOUR SERA AIMÉ.
Lancé le 1er mai 2016 au Sanctuaire Notre-Dame du Cap et que les gens se sont arrachés. Y compris une foule d'Haïtiens en pèlerinage amical en août.
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En 2015-16, « l’exode » compte trois pavillons qui ont accueilli en leurs murs plus de 3000 personnes.

- Pavillon Émilie-Gamelin
, (Hébergement dépannage Hommes & femmes)
4290 sur Ste-Émilie, Montréal.


- Pavillon André-Dumont
(Reinsertion sociale Hommes & Femmes)
2590, rue Létourneux Montréal.

- Pavillon Alpha
(Répit-dégrisement Hommes & Femmes)
6400 rue Clark Montréal.
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Il n’est pas superflu de s’imaginer tous les petits miracles qui ont du être opérés durant les 15 ans où le père Dumont était le dirigeant de la mission l’exode.

Les laïcs ont pris la relève et le père Dumont demeure un mentor et un précieux conseiller.

Pour lui les toxicomanes ne sont pas des gens dangereux et épeurants, ce sont de grosses boules d’émotions.

Le père Dumont a toujours préconisé l’approche, l’accueil des gens dans ce qu’ils vivent
et non en leur catapultant le petit catéchisme.

2005 sera pour le père Dumont une année sabbatique (non sans écriture ni projets).

JÉSUS-OUVRIER
(2006-2016)


En 2006, le père Dumont s’installe à Québec dans les locaux des Oblats situés dans le quartier St-Sauveur.

Il fonde un groupe CVL (Centre Victor Lelièvre) pour relancer l’œuvre du père Lelièvre "Jésus-Ouvrier", il est seconde par le père Pierre Olivier.
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Ensemble, ils mettent sur pied une soirée de prières les mercredis soir avec orchestre.
Plus de 75 personnes y assistait.
Cela à fonctionner jusqu’en 2010.

Le père Dumont a secondé le groupe de jeunes de Jasmin Hinse, 24 ans, « Le Tisonnier » qui opérait le poste de radio
« Radio Galilée ». Cette collaboration a duré 4 ans.

De plus, il s’est occupé de deux groupes de jeunes durant 10 ans.
Les jeunes l’appréciaient malgré leur différence d’âge.
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Le père Dumont est un fidèle collaborateur de la revue Notre-Dame-du-Cap depuis 1968.

Jésus-Ouvrier a fermé ses portes en 2012 et les Oblats ont abandonné la paroisse
St-Sauveur.

Le père Dumont n’a jamais arrêté de composer des chants pour les blessés de la vie.


EN 2006 RETOUR AU
(SANCTUAIRE DU CAP-DE-LA-MADELEINE)

Le 4 avril 2016, c’est un retour au cap de la Madeleine et le père Dumont se consacre à l'écriture et à la reproduction d'un album déjà paru.
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Le 1er mai 2016, c'est lancement de l'album de ses plus belles chansons :
« L'amour sera aimé »

Le père Dumont a eu une collaboration extraordinaire de Marc Langis, connu comme musicien accompagnateur de Céline Dion.
« L'amour sera aimé »
Prologue - Sagesse - Avec l'amour - Comme le vent - J'ai rendez-vous - Saisir le jour - Au jardin de l'amour - Un seul ami - Le coeur brisé - Une maison - L'amour sera aimé - Freedom - Au bout du sentier.

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Le père Dumont a composé et endisqué plus de cent-cinquante chants.


Sa première composition est "Gloire à Dieu"

En 1967, il a composé le chant thème du pavillon Chrétien de l'expo 1967
"Nous iront dans la joie" 'Comme along to this land"

Il a composé uen série de 17 cassette d'inspiration biblique "Nouvelle pentecôte"

En 1977, il a composé "Jésus est vivant", chant thème pour le congrès Charismatique
qui eut lieu au stade olympique de Montréal

Six chants religieux composé par le père Dumont font partis du "Guide du pélerin"
des cursillistes :
Je te dis que si tu crois - Ouvre ta maison - Pour l'enfant dans tes bras - Sois mon rocher - Tu es toute belle - Vous recevrez l'Esprit-Saint.

 

Source:
Interview avec le père André Dumont - Site web l'Exode - Site web La maison Mélaric - Photos fournies par André Dumonto.m.i. et sur le web.
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Recherche et conception: Réjean Vigneux
Révision: Marielle Lefebvre