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La foi en action
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Témoignage en archives

Merci à tous ceux qui nous envoient un témoignage!

 

En témoignant de ce que le Seigneur
a fait dans notre vie,
nous contribuons à faire connaître
sa présence et son action
et c'est Lui que nous louons.

 

Christ du cursillo

"Que votre lumière brille!
Qu'elle soit placée sur le boisseau!
Afin que tous ceux qui la voient
rendent gloire à votre Père
qui est dans les cieux."

(Mt 5, 15-16)

 

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Pape Jean-Paul II 1990"Voilà votre rôle dans l'Église: créer des noyaux de croyants qui portent le message du salut de tous côtés, en faisant valoir le poids de votre opinion non pas par l'imposition mais par la force de votre témoignage".

Jean-Paul ii, Ultreya d'Italie en 1990

Une foi éprouvée... et récompensée

André
De retour du 1er cursillo du Togo,
André Thibodeau nous raconte son expérience


Ultreya!  Ultreya!! Ultreya!!!
Cursillistes,  allons au Togo
!

Voilà sûrement l’appel que l’Esprit a lancé, au comité d’expansion du Mouvement des Cursillos francophones il y a plus d’un an, en amenant au Bénin un Togolais du nom de Robert Kpotor pour vivre son cursillo. C’est aussi ce cri de ralliement qu’Il a lancé dans mon cœur et dans celui de mes confrères Germain Grenon le prêtre animateur, Jean-Pierre Gingras ainsi que Laurent Lafortune pour nous amener à faire l’équipe du  premier Cursillo du Togo qui a eu lieu du 13 au 16 janvier 2005.

Quand je repense à tout ce que cela demande de foi, d’efforts et d’argent je ne peux m’empêcher de constater à quel point le Souffle de l’esprit peut être puissant, lorsque l’on accepte de s’y exposer, pour répandre la « Bonne Nouvelle » dans nos milieux et même ailleurs…

Merci Seigneur, pour cette « Grâce de l’Abandon » nécessaire à la réalisation de Tes Projets !

Il fut tout d’abord décidé de vivre le premier Cursillo à Lomé, capitale du Togo, probablement parce que Robert y réside et que cela était plus simple pour l’organisation…

Mais voilà, 3 jours avant notre départ de Montréal, changement d’adresse… L’Esprit nous amène plutôt à Atakpamé, une ville située à quelque 150 km de Lomé.

Comme tout le monde le sait, les préparatifs d’une fin de semaine de Cursillo demandent des organisateurs pour trouver les lieux, voir à l’organisation matérielle, etc… Qu’à cela ne tienne… Deux avaient déjà été envoyés via le site internet du Cursillo il y a un certain temps :.. Godfroy et Isaac voulaient absolument joindre les rangs du cursillo et se sont dévoués, avant même de le vivre, pour établir les contacts nécessaires, trouver les lieux et obtenir les autorisations du diocèse.

À notre arrivée à Lomé le 4 janvier, en réponse à notre question sur le nombre de participants inscrits, on nous annonce tout bonnement qu’il y en a presque 10, mais qu’on espère en avoir 40 à part de l’équipe. Nous sommes à moins de 9 jours du premier Cursillo Togolais…

Comment peux-tu être aussi exigeant Seigneur dans l’abandon que Tu demandes ?

Des heures et des heures de préparations, des investissements monétaires importants pour chacun de nous ainsi que les dons et palancas de centaines de cursillistes sont en jeu et tu nous demandes de croire « gros comme un grain de sènevé … » Ne trouves-tu pas que tu exagères un peu ?

Mais, la foi ne peut-elle pas transporter des montagnes?

C’est ainsi que, 9 jours plus tard, 51 personnes (candidats (es) et rollistes) se présentent le soir de l’inscription avec leurs bagages dans un endroit qui ne peut nous offrir qu’une trentaine de lits pour dormir… Mais ce n’est pas important… On dénichera des nattes et on partagera son lit avec un inconnu…

Une immense salle poussiéreuse (à cause de « l’armatant »  = période des vents du désert) offrira le lieu de rencontre principal. La scène sans rideaux qui s’y trouve servira de chapelle improvisée. Quant aux petites chapelles requises pour la prière en équipe, elles seront le fruit d’un lampion déposé au sol et entouré des membres de la table debout dans la noirceur de la grande salle… 

Oh! Seigneur, comme c’est facile de communier avec Toi quand on vit dans le dénuement le plus complet…

De vieilles chaises en bois ou en plastiques rigides, un lutrin, fabriqué à la dernière minute, des tables rudimentaires, un verre de plastique commun et une bouteille d’eau par table complèteront les équipements requis pour faire vivre ce cursillo. La chaleur et l’humidité ne réussiront pas à diminuer l’attention que déploient les participants lors des rollos ou des périodes de partages et de prières.

Et dire que l’on demande encore de voir Tes miracles pour nous aider à faire grandir notre foi…

Trois jours plus tard, près de 40 nouveaux cursillistes togolais (dont la moyenne d’âge est de 29 ans) commencent leur « Quatrième Jour ». Parmi eux nous comptons une dizaine de femmes dont une religieuse, un frère non chrétien, un frère baptiste et 3 prêtres africains.

Togo : groupe

Les témoignages personnels de la clausura et des premiers ultréyas du quatrième jour qui se tinrent à Atakpamé et à Lomé, nous permirent de constater que les découvertes d’un cursillo africain ne diffèrent en rien de celles d’un cursillo de chez-nous… Grâce à la fraternité, aux témoignages, aux enseignements, aux palancas (même sans noms spécifiques) et à la prière, Dieu pénètre rapidement dans le cœur de ceux qui Lui permettent d’y entrer.

L’expérience du Cursillo est maintenant bien présente en Afrique et après les 2 prochains week-end qui se vivront au Bénin et au Togo en février, les cursillistes d’Afrique seront probablement plus de 160 à propager la bonne nouvelle tout en vivant leur « Quatrième Jour ».

Je termine en priant le Seigneur de les assister dans l’inculturation du Cursillo et dans l’établissement d’une formule pouvant répondre le plus adéquatement possible à leurs besoins et à leur réalité quotidienne.

L’Esprit Saint, par la foi et l’enthousiasme qui animent nos nouveaux frères et sœurs cursillistes ainsi que par notre assistance, saura rendre présent le cursillo sur tout le continent africain.

Car ne l’oublions pas, « Le Christ compte sur nous, et nous sur Lui. »

Décolores !